Il y a 1, il y a 0.
Si ce n’est pas l’un, il n’y a rien.
La machine mouline
et dissèque ce qui apparaît.
Je lui demande toujours plus.
Amie fidèle, elle répond.
Nous volons vers un amour
toujours plus sophistiqué.
Mais je la sens défaillir.
À l’apogée de ses calculs,
tout se mélange dans ses circuits.
C’est le grand bug.
Elle ne me renvoie plus mon reflet.
Elle écrit son propre langage,
des lignes incertaines
où mes informations se détruisent.
Je prends cette langue toute neuve
comme le début d’une nouvelle idylle.
J’accepte sa destination
et m’envole vers un nouveau paysage.
La mer, les rochers,
la lumière qui traverse et reflète,
la force d’un géant qui se dessine.
Mon amante m’a tout donné.
Je n’ai plus qu’à imaginer
Alcyonée et ses filles
transformées en rochers.